La villa urbaine

12 – 28 janvier 2004


Le petit immeuble d’habitation est redevenu d’actualité sous différentes appellations : maison urbaine, villa urbaine ou, à Lausanne, villa locative. Et avec ce type d’habitation issu du 19e siècle est revenue l’urbanisation qu’il implique, même si elle se présente sous d’autres formes et pour d’autres raisons qu’autrefois.

Cette urbanisation se caractérise à la fois par une spatialité ouverte et une relative densité et urbanité. Ainsi, la maison urbaine associe les avantages d’un « habiter libéré », dans un environnement paysager avec ceux de la ville : la proximité de transports en commun, de commerces, d’écoles et d’équipements pour « cultiver le corps et l’esprit  » (LC). Les annonces immobilières nous montrent que ce type correspond à une forte demande. Et qu’il a aussi des raisons sociopolitiques : il s’agit de créer en ville des conditions de vie qui constituent une alternative à la maison individuelle dans la périphérie.

Les contributions au colloque éclaireront quelques facettes de la « maison urbaine ». En même temps, une petite exposition présentera l’état intermédiaire d’une recherche initiée au sein du laboratoire de l’habitation urbaine (Lhab) dont les résultats feront l’objet d’une publication. Les exemples choisis retracent l’évolution d’un type d’habitation qui n’a pas toujours été associé à la notion de standing telle qu’on la lui prête aujourd’hui. Ainsi, les constructions modestes de Winthertur ou Lausanne, dont parlera Bruno Marchand, y côtoient les maisons urbaines destinées à une classe plus aisée comme celles réalisées par Burkard & Meyer à Baden ou profilées par Wüest & Partner à Zürich. Au-delà de ses disparités historiques et sociales, la forme ouverte de cet urbanisme génère des qualités sensibles illustrées par le regard d’un jeune photographe.


Exposition réalisée par le Laboratoire d’Habitation Urbaine, ENAC-EPFL