Alberto Sartoris et l’autoformation permanente à l’architecture

Architecte, docteur honoris causa de l’EPFL

2 – 18 novembre 1978


Exposition réalisée par le Département d’Architecture de l’EPF-Lausanne et de l’EPF-Zürich

Né à Turin en 1901, élevé à Genève où il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts, transalpin au sens où son activité se déploie à la fois à Turin, Côme, Genève et dans les cantons de Vaud et du Valais, Alberto Sartoris est connu dans l’histoire du « Mouvement Moderne » pour avoir participé au premier CIAM de La Sarraz en 1928 et publié, dans les années trente, de véritables encyclopédies visuelles de l’architecture moderne. L’oeuvre de Sartoris se présente comme un cas extrême, dans la mesure où l’architecte divinise le graphisme de la perspective, se faisant une spécialité de l’axonométrie. A l’instar de Ledoux, Sartoris réélabore ses dessins en vue de leur exposition et de leur publication. La tentative de placer la construction au-dessus des contraintes, accidents, contingences de la réalisation, confère à l’image de l’architecture la valeur d’un manifeste. Les dessins de Sartoris nous interrogent sur le rapport entre le travail du projet et la pratique du chantier. Réduite à la perfection d’une image, l’architecture se place t’elle avant ou après le travail du projet et laisse t’elle à d’autres le souci, la compétence et la spécialité de « faire l’architecture »?



Tombeau B, perspective finale, 1924

Théâtre privé pour Riccardo Gualino, Turin, 1925

Minoterie : composition architecturale, 1924-1925

Pavillon « Les vins Vaudois », perspective axonométrique, 1935